Le 29 aout 2008, mon amie Raquel et moi (Pierre Paquette), nous sommes rendus à la Réserve faunique La Vérendrye, pour un weekend d’astronomie et de camping. Nous sommes partis de son domicile de Brossard vers 14:00, sommes arrêtés à Montréal vers 14:30, puis en route!
Notre premier arrêt fut relativement rapproché, puisque la forte densité de circulation (après tout, c’était le début d’un long weekend de trois jours!) nous empêchait d’aller vite, et nous avons décidé de faire notre épicerie pour le weekend à Laval plutôt qu’à Mont-Laurier comme initialement prévu. Un autre arrêt à Saint-Faustin–Lac Carré pour ravitallement en essence, et nous sommes arrivés à Mont-Laurier vers 20:00, toujours à cause de la forte circulation au départ de la région montréalaise et au début des Laurentides.
Après un arrêt pour acheter le dernier matériel de camping, nous sommes allés souper à la Cage aux Sports de Mont-Laurier, remplie à craquer. Nous avons dû prendre pour apporter, parce qu’il était déjà 21:15, et que nous devions être à l’entrée sud, à 275 km de Montréal par la route 117, avant 22:00, heure de fermeture du chalet d’enregistrement.
La pluie qui avait tombé pendant la majeure partie de l’après-midi et de la soirée avait finalement cessé quand nous sommes arrivés au camping Embarras, où j’avais séjourné avec mon ami Danis Durand (ancien président de la Fédération des astronomes amateurs du Québec) en 2003. Nous avons monté la tente et nous sommes couchés, épuisés de notre journée.
Le lendemain samedi, nous avons passé la journée à relaxer, principalement sur la magnifique plage Embarras, où nous étions entourés de pêcheurs. Une fois la soirée venue, nous nous sommes dirigés vers la piste d’atterrissage, à environ 15 minutes de route du camping (incluant la route forestière). Plusieurs astronomes amateurs se trouvaient déjà sur place, et d’autres sont arrivés par la suite, de sorte que nous étions 18 personnes en tout, dont (en ordre alphabétique, et désolé pour les personnes oubliées) Denis Bergeron, Claude Duplessis, Rachelle Léger, Louise Ouellette, Sylvain Picard, Allan Rahill et Pierre Tournay.
Mon programme d’observation était relativement simple : je voulais principalement réobserver les nébuleuses obscures que j’avais observées en 2003 avec Danis, de même que de nouvelles, et quelques objets de ciel profond divers (nébuleuses brillantes, amas ouverts). Je n’avais pas apporté de carte ni d’horaire (une erreur à ne pas répéter!), et je n’avais surtout pas prévu qu’Allan m’invite à jeter un regard au travers de son télescope de 28 pouces!
Raquel en était à sa première soirée d’observation, et je dois avouer qu’elle ne fut pas impressionnée, mais elle m’a confié plus tard que c’était surtout à cause de la lenteur de ma démarche : si je lui avais montré plusieurs objets à la suite les uns des autres, elle aurait peut-être plus «accroché». Il faut dire aussi que l’absence de Lune n’aidait pas mon cas! Elle a fait une sieste dans la voiture pendant environ 90 minutes avant notre départ vers 01:30.
Le lendemain, Raquel et moi sommes allés en canot sur le lac au chalet d’accueil Le Domaine, après avoir profité de la douche du chalet. Nous en sommes revenus juste à temps pour cuisiner un souper que j’ai apporté sur la piste d’atterrissage. Raquel est restée au camping, d’où elle a réussi à téléphoner (elle est avec Telus, avis aux intéressé(e)s!).
Ce dimanche soir, donc, nous étions environ 10 sur la piste. Mon programme d’observation était très semblable à celui de la veille.
Nous sommes revenus à Montréal le lundi, avec un arrêt à Mont-Laurier pour le diner.
J’écris ces lignes le 20 janvier 2009, alors j’ai oublié la plupart des objets observés ce soir-là, mais mentionnons entre autres (à travers ma lunette ou un autre des nombreux instruments sur place, surtout le 28 pouces d’Allan Rahill) M11, NGC 891, Jupiter (avec la fin d’une éclipse d’un satellite, mon premier phénomène de satellite jovien, malgré mes 25 ans en astronomie!), M106 (trouvé très facilement avec ma lunette, grâce à l’excellent livre The Year-Round Messier Marathon Field Guide de Harvard Pennington, chez Willmann-Bell) – curiosité : les deux soirs, un satellite se trouvait à passer dans le champ de mon oculaire au moment où j’ai trouvé M106! ߝ et bien entendu, mon objet préféré, Collinder 399, l’amas du Cintre.